L’Agence européenne des médicaments examine le vaccin Moderna — Coronavirus

Stefan Rousseau  Pool via REUTERS

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"L'innocuité et l'efficacité du vaccin continueront d'être surveillées au fur et à mesure de son utilisation dans l'UE, grâce au système de pharmacovigilance de l' UE et à des études supplémentaires menées par l'entreprise et par les autorités européennes", conclut l'Agence européenne du médicament.

Le vaccin Moderna a pour sa part reçu, dès le 18 décembre, l'autorisation d'urgence de l'Agence américaine des médicaments (FDA), une semaine après en avoir fait de même avec celui de Pfizer-BioNTech. Le vaccin de Moderna sera ainsi le deuxième à accéder au marché européen, après celui de BioNTech/Pfizer le 21 décembre dernier.

"Ce vaccin nous fournit un autre outil pour surmonter l'urgence actuelle", assure la directrice générale de l'EMA, Emer Cooke, citée par le communiqué.

Malgré des vaccinations lancées le 27 décembre dans plusieurs pays d'Europe avec le vaccin Pfizer/BioNTech, ces campagnes avancent plus lentement qu'aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en Israël. "Le fait d'avoir cette deuxième recommandation positive pour un vaccin moins d'un an après que l'OMS a déclaré la pandémie témoigne des efforts et de l'engagement de tous ceux qui sont impliqués", a-t-elle insisté. La Commission européenne a dans la foulée approuvé sa mise sur le marché, a annoncé Ursula von der Leyen, sa présidente.

Le principe actif proviendra de Suisse, le flacon d'Allemagne et le tout sera assemblé dans le Centre-Val-de-Loire, explique-t-on, ajoutant que l'usine française pourra exporter le vaccin dans toute l'Europe, voire dans le monde entier.

Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'EMA s'était déjà réuni lundi, deux jours avant la date initialement prévue, pour approuver le vaccin du laboratoire américain, mais n'avait pas statué.

Evoquant depuis Lisbonne le "défi gigantesque" que pose le déploiement de vaccins pour quelque 450 millions de personnes, le président du Conseil de l'UE Charles Michel avait souligné que "la Commission, avec le soutien des Etats membres, travaille jour et nuit pour garantir que l'on puisse augmenter le nombre de vaccins disponibles" tout en veillant à "respecter l'indépendance de l'agence des médicaments". Selon les résultats des essais cliniques, il est efficace à 95% et n'entraîne pas d'effets secondaires graves.

La semaine dernière, l'EMA avait indiqué que le vaccin développé par AstraZeneca et l'Université d'Oxford ne devrait pas recevoir d'autorisation dans l'UE dès janvier.

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