Les prix du pétrole boostés par le nouvel accord de l'OPEP

L'Opep+ autorise la Russie à augmenter sa production de pétrole

Pétrole : les prix en hausse suite à l’accord de l’OPEP+

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs partenaires, réunis par l'accord OPEP+, ont débuté leurs discussions hier, afin d'arrêter la quantité de brut à remettre sur le marché mondial le mois prochain.

Une voiture passe devant le siège de l'OPEP à Vienne, le 6 mars 2020. Le ministre saoudien de l'Énergie Abdelaziz ben Salmane s'est déclaré prudent, plaidant pour le maintien en février des coupes actuelles, une position attentiste que beaucoup d'analystes prêtent au chef de file du cartel depuis plusieurs jours, et qui contraste avec un front emmené par la Russie plus encline à augmenter la production, selon ces mêmes observateurs.

Au sein de ses rangs, l'OPEP devra aussi prêter attention aux développements de la production des trois pays membres - la Libye, l'Iran et le Venezuela -, qui se sont vu accorder des exemptions de quotas.

"Alors que l'Arabie saoudite, soutenue par la plupart des membres de l'OPEP+, vise à maintenir la production de pétrole à un niveau stable en février, la Russie semble cette fois en avoir assez" et penche pour "une augmentation (de la production du groupe) de 500.000 barils par jour le mois prochain, soit l'augmentation mensuelle maximale autorisée par l'accord actuel", a-t-il ajouté. Il s'interroge aussi sur " les effets structurels du Covid-19 sur les comportements des consommateurs, en particulier dans le secteur des transports ".

Coutumier de dissensions internes, le club de producteurs fait désormais face à la difficulté d'intégrer dans son approche une pandémie qui continue à s'étendre et le démarrage de campagnes de vaccination, poussif à certains endroits.

Les deux contrats de référence, le Brent de la Mer du nord européen et le WTI américain, évoluaient en fin de semaine aux alentours de 50 dollars le baril, un niveau moins élevé qu'au début de 2020, mais très supérieur aux tréfonds touchés en avril dernier.

D'après Reuters, l'Arabie Saoudite réduira, elle, sa production d'environ un million de barils par jour sur la période février-mars afin de "soutenir notre économie et l'Opep+".

Le cartel a par ailleurs entériné le passage de témoin entre le ministre algérien du Pétrole et celui de l'Angola, Diamantino Azevedo, en qualité de président tournant de l'OPEP.

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