Covid-19 : ce qui change dans la stratégie vaccinale en France

Paris. Vaccination Covid-19 le gouvernement cherche à reprendre la main

Elargissement aux pompiers et aides à domicile, nouveaux centres… Véran accélère encore la campagne de vaccination

Mardi, le ministre de la Santé a aussi promis d'accélérer la cadence en ouvrant la vaccination avant fin janvier, dans des centres dédiés en ville, à toutes les personnes âgées de plus de 75 ans qui ne vivent pas en maison de retraite.

En cela, les "vaccinodromes" pour des milliers de personnes en attente de se faire inoculer le vaccin ne sont pas une option prioritaire pour le gouvernement sur cette étape, a-t-il indiqué, s'exprimant à l'occasion d'une visite à l'Hôtel-Dieu, à Paris, où il a assisté à la vaccination de membres du personnel soignant. Il s'agit des résidents d'EHPAD, les professionels des établissements accueillant des personnes âgées et présentant un risque de forme grave, des plus de 75 ans, des professionnels et intervenances de santé à risque du territoire (incluant pompiers et aides à domicile), et des personnes handicapées vulnérables en établissements spécialisés.

La "seconde phase" de la vaccination, dont le gouvernement n'a pas précise la date de lancement, concernera par la suite les plus de 65 ans, "soit 7 millions de Français supplémentaire", a ajouté le ministre de la Santé.

Selon un sondage réalisé pour BFMTV par le cabinet d'études ELABE, 45% des Français n'ont toujours pas l'intension de faire vacciner.

Un conseil de défense sanitaire se tiendra ce matin à la veille d'une conférence de presse de Jean Castex sur la stratégie de vaccination.

Olivier Véran a promis mardi "d'amplifier, d'accélérer et de simplifier" la campagne de vaccination contre le coronavirus, en l'ouvrant dès à présent à de nouveaux publics.

La France reçoit pour l'instant "500 000 doses par semaine" du premier vaccin autorisé en Europe, celui de Pfizer/BioNTech, et le gouvernement prévoit de recevoir 500 000 doses par mois du vaccin Moderna qui pourrait être autorisé aujourd'hui par l'agence européenne du médicament (EMA).

Dans ce contexte de polémiques permanentes, le gouvernement doit aussi trouver le bon curseur des restrictions sanitaires pour enrayer le redémarrage de l'épidémie après les fêtes. Certains de ses voisins ont choisi de repasser par la case confinement, écoles comprises, (Angleterre, Écosse) ou de prolonger les mesures de fermeture (Allemagne). Sous le feu des critiques de l'opposition sur la lenteur de la campagne, Olivier Véran a posé de nouveaux jalons au calendrier, estimant notamment qu'"un million de personnes" seraient vaccinées d'ici la fin janvier.

Au grand dam des stations de ski, les remontées mécaniques ne rouvriront pas jeudi comme initialement envisagé, a indiqué mercredi soir à l'AFP le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.

Alors que 27 hôpitaux français étaient équipés en vaccins lundi, 100 seront pourvus dès aujourd'hui, à en croire Olivier Véran.

"Je ne vois pas ce qui peut nous faire peur, au contraire", rétorque Jean-Claude. Dix départements, notamment dans l'est du pays, pourraient basculer sous un couvre-feu de 6 heures à 18 heures, comme c'est actuellement le cas pour quinze autres. Ce chiffre est de trois fois plus que l'objectif de 5.000 cas par jour que le gouvernement s'est fixé. Avec 291 décès à l'hôpital, la maladie a tué 66.565 personnes depuis le début de l'épidémie.

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