Twitter suspend le compte de Donald Trump de façon permanente — Etats-Unis

Twitter suspend le compte de Donald Trump de façon permanente

Capitole envahi : à son tour, Snapchat bannit Donald Trump

Si Mike Pence n'agit pas, le Congrès lancera une nouvelle procédure en destitution.

" Nous venons de traverser une élection intense et les émotions sont fortes", a indiqué le Locataire de la Maison Blanche dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux".

A aucun moment, dans ce message, il n'évoque une quelconque responsabilité dans les violences de la veille.

Sans attendre, il a endossé le rôle du dirigeant chargé de panser les plaies d'une Amérique meurtrie qui a, selon lui, vécu "l'un des jours les plus sombres" de son histoire.

Suite à l'attaque du Capitole à Wahington par des extrémistes pro-Trump ce mercredi, Facebook avait imposé un blocage de 24 heures sur les comptes Facebook et Instagram du président sortant, en réponse à des messages incendiaires.

Trump avait annoncé sur Twitter en matinée qu'il n'assisterait pas à la cérémonie d'investiture de Joe Biden.

"Nous comprenons le désir de suspendre (le président), mais tout le monde devrait s'inquiéter quand ces entreprises ont le pouvoir de retirer des personnes de leurs plateformes qui sont devenues indispensables à l'expression de milliards d'individus", a commenté Kate Ruane de la puissante association de défense des droits civiques ACLU.

A l'inverse, un concert démocrate a bruyamment réclamé son départ immédiat.

De son côté, la cheffe des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a déclaré s'être entretenue avec l'armée américaine pour s'assurer que Donald Trump, un "président déséquilibré", ne puisse pas utiliser les codes nucléaires.

"Il ne peut pas rester au pouvoir un jour de plus".

Au premier regard, ces messages sont loin d'être les plus virulents publiés par Donald Trump.

Mais outre les soutiens du président, qui accusent les réseaux sociaux de le censurer sur la base de leurs préjugés, des voix se sont élevées à gauche pour mettre en garde contre de possibles atteintes à la liberté d'expression.

Mais le vice-président n'y est pas favorable parce qu'il craint d'aggraver les tensions, selon un de ses proches cité dans le New York Times.

Le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy, a mis en garde les démocrates, estimant qu'ouvrir une telle procédure contre Donald Trump ne ferait "que diviser le pays encore plus". "Mais le contexte actuel est maintenant fondamentalement différent, impliquant l'utilisation de notre plateforme pour inciter à une insurrection violente contre un gouvernement démocratiquement élu", peut-on lire dans la déclaration de Mark Zuckerberg.

La justice a commencé la traque des responsables. À cette occasion, il s'en est pris avec un extrême virulence à son propre camp. La ministre américaine des Transports, Elaine Chao, a aussi annoncé sa démission ce jeudi.

Le FBI considère ce mouvement comme un risque potentiel de violence sur le sol américain, certains de ses partisans ayant commis des meurtres et des enlèvements. "Nous avons besoin de vous plus que jamais", a-t-il dit.

Twitter avait bloqué le compte du président américain pour 12 heures, mercredi, après la mise en ligne d'une vidéo dans laquelle il ne dénonçait pas les violences et réaffirmait " On nous a volé l'élection ".

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