Reprise des vols en Boeing 737 Max — WestJet Airlines

Crash des 737 MAX officiellement accusé de fraude Boeing va payer 2,5 milliards de dollars

Écrasement des 737 MAX: accusé de fraude, Boeing va payer 2,5 milliards $US

Le géant de l'aéronautique a accepté de verser aux Etats-Unis une amende pénale de 243,6 millions, ainsi que 1,77 milliard d'indemnités aux compagnies aériennes ayant commandé le 737 MAX et 500 millions pour un fonds destiné à indemniser les proches des victimes des accidents de Lion Air en octobre 2018 et Ethiopian Airlines en mars 2019.

La compagnie canadienne souhaite remettre en service sa flotte de Boeing 737 Max dès le 21 janvier prochain. L'accord "reconnaît à juste titre que nous n'avons pas répondu à nos valeurs et à nos attentes", dit David Calhoun, directeur général de Boeing, dans un communiqué. Les employés de Boeing ont "préféré le profit à la franchise en cachant à la FAA des informations importantes concernant l'utilisation de l'avion 737 MAX et en s'efforçant de dissimuler leur tromperie", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Il ressort de l'enquête que deux anciens employés de Boeing ont omis d'informer les experts de la FAA, chargés de former les pilotes, des changements apportés au MCAS, - un dispositif chargé d'éviter le décrochage de l'appareil en pilotage manuel.

Le règlement n'affectera pas non plus l'enquête criminelle visant à déterminer si les employés de Boeing ont enfreint la loi pour avoir sciemment induit en erreur la FAA alors que l'entreprise cherchait à obtenir l'approbation du 737 Max.

Boeing reconnaît sa responsabilité. Le ministère lèvera les poursuites dans trois ans à condition que Boeing obéisse à toutes ses obligations.

La compagnie aérienne établie à Calgary avait cessé d'utiliser ces appareils après deux écrasements mortels survenus à cinq mois d'intervalle, l'un touchant la compagnie Ethiopian, l'autre, la compagnie Lion Air.

La Federal Aviation Authority, l'Agence européenne de la sécurité aérienne et de nombreux autres organismes de réglementation à travers le monde ont consacré plus d'un an à l'examen des appareils MAX afin de formuler des recommandations de modifications dans les logiciels, la formation des pilotes et les exigences en matière d'entretien.

Selon les termes de l'accord, qui accuse officiellement Boeing de complot en vue de commettre une fraude, le groupe a accepté de continuer à coopérer avec les autorités pour toutes les enquêtes en cours ou à venir et de respecter certains engagements.

"Les déclarations trompeuses, les demi-vérités et les omissions communiquées par les employés de Boeing à la FAA ont entravé la capacité du gouvernement à assurer la sécurité du public voyageur".

De nouveau autorisé à voler aux États-Unis depuis mi-novembre, le 737 MAX a également repris du service dans ce pays sous les couleurs d'American Airlines la semaine dernière. L'accord de report des poursuites conclu aujourd'hui avec la compagnie Boeing est le résultat du travail acharné du Bureau de l'inspecteur général avec nos partenaires chargés de l'application de la loi et des poursuites. "Cette résolution nous rappelle sérieusement à tous à quel point notre obligation de transparence envers les régulateurs est critique, et les conséquences auxquelles notre entreprise peut faire face si l'un d'entre nous ne répond pas à ces attentes ".

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