La Chine autorise les experts de l'OMS à enquêter dès jeudi — Coronavirus

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Très attendue par la communauté internationale, l'équipe de chercheurs va tenter de déterminer l'origine du Covid-19.

Pékin n'a pas fourni davantage de détails sur le déroulement de la visite, mais les enquêteurs devraient être mis en quarantaine pendant deux semaines à leur arrivée sur le sol chinois.

Le Covid-19 s'est ensuite propagé dans le monde entier, infectant plus de 86 millions de personnes et tuant plus de 1,8 million, selon les calculs de l'agence de presse Reuters. Alors que la mission est composée de dix scientifiques venus de dix pays différents (Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, Australie, Russie, Vietnam, Allemagne, Etats-Unis, Qatar et Japon) et reconnus dans leurs différents domaines de compétence, l'un d'entre eux avait dû rebrousser chemin la semaine passée tandis que l'autre attendait dans un pays tiers. Ils tenteront de retracer l'apparition du covid-19, et trouver le lien de la transmission d'une chauve-souris vers un humain de ce virus en un temps record et sous surveillance.

En Chine, l'anniversaire du premier mort connu du nouveau coronavirus passait totalement inaperçu, alors que le pays cherche à gommer son image d'épicentre du Covid-19. "Wuhan est la ville la plus sûre de Chine et même du monde à présent", fanfaronne un sexagénaire, Xiong Liansheng, dans un parc où des retraités dansent ou s'adonnent à leurs exercices matinaux, certains avec un masque sur le visage.

Les Etats-Unis ont appelé par le passé au lancement d'une enquête " transparente " menée par l'OMS, dénonçant la volonté de la Chine de voir ses propres scientifiques mener la première phase de recherches préliminaires.

Mais Pékin n'a pas pu empêcher que le président américain, Donald Trump, l'accuse régulièrement d'avoir répandu "le virus chinois" sur la planète - voire de l'avoir laissé s'échapper d'un laboratoire de virologie de Wuhan, la ville du centre du pays où le virus est apparu fin 2019.

Le nom même de la première victime connue n'a jamais été rendu public. On sait simplement qu'il s'agit d'un homme de 61 ans qui fréquentait le marché Huanan pour faire ses courses.

Ce marché, considéré comme le premier grand foyer de l'épidémie, a été fermé le 1er janvier 2020. Lundi, le marché restait fermé derrière une longue palissade. Les experts chinois des maladies sont actuellement occupés, avec de multiples grappes et épidémies à petite échelle signalées au cours des deux dernières semaines, a déclaré la porte-parole du ministère Hua Chunying.

Plus au nord, le pays est confronté ces derniers jours à une résurgence épidémique limitée dans le Hebei, la province qui entoure Pékin. Une centaine de contaminations y ont été annoncées lundi pour les dernières 24 heures, soit le chiffre le plus élevé au plan national depuis juillet.

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