Microsoft lance une pique à WhatsApp et recommande Skype — Vie privée

Partage forcé de vos données WhatsApp l’Europe est épargnée

WhatsApp et Facebook sont obligés d’appliquer des conditions d’utilisation et de confidentialité différentes en Europe pour tenir compte du RGPD. AFP

Affiché régulièrement au lancement de l'application WhatsApp, voici l'écran qui sème la panique ces derniers jours. Le Signal Protocol, c'est son nom, est par ailleurs utilisé aussi par WhatsApp depuis 2016 mais aussi par Facebook Messenger depuis 2016 lorsqu'on ouvre une conversation secrète. En effet, Facebook a pris une importante décision.

Selon arstechnica, cet ultimatum (et les nouvelles conditions d'utilisation) sous-entend l'obligation de partager certaines données avec Facebook alors que jusqu'à présent WhatsApp était réputé pour son respect de la vie privée de ses utilisateurs.

Ce gain en popularité des deux applications fait suite aux nombreux articles rapportant le changement de politique de WhatsApp, qui sera effectif dès le 8 février prochain et qui devra être accepté obligatoirement par les utilisateurs sous risque de ne plus pouvoir utiliser la plateforme. Cela vaut particulièrement pour le domaine de la relation client.

Les utilisateurs de WhatsApp fuient en masse la messagerie instantanée pour se tourner vers des solutions plus éthiques comme Telegram ou encore Signal, fortement plébiscité. Cette application ne collecte et n'utilise aucune donnée personnelle à des fins commerciales.

Certes, Signal ne propose pas autant de fonctions que WhatsApp en termes de personnalisation des messages, des conversations. mais si vous êtes sensibles à ce que vos données personnelles peuvent devenir, c'est la solution idéale.

Il suffit de télécharger l'application dans l'App Store de votre iPhone ou dans le Play Store de votre Android. L'engouement autour de l'application a provoqué un dysfonctionnement pour valider les nouveaux profils, en raison d'un trop grand nombre d'inscriptions. Derrière cette retouche du règlement, la maison-mère Facebook cherche à monétiser sa messagerie, achetée en 2014 pour 22 milliards de dollars, en élargissant l'éventail des données personnelles collectées et mobilisables par les annonceurs publicitaires. L'entreprise texane fondée en 1992 et qui fournit des services aux travailleurs médicaux et juridiques peut désormais se vanter d'une capitalisation boursière de 660 millions de dollars, contre 55 millions avant le message d'Elon Musk.

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