Éric Dupond-Moretti visé par une enquête pour " prises illégales d’intérêt "

Ebene Magazine- Eric Dupond Moretti visé par une enquête judiciaire pour

Ebene Magazine- Eric Dupond Moretti visé par une enquête judiciaire pour"prise de contrôle illégale

Vendredi 8 janvier, François Molins, procureur général près la Cour de cassation, a annoncé la prochaine ouverture d'une information judiciaire contre le ministre de la Justice, Eric-Dupond-Moretti pour "prise illégale d'intérêts". Les magistrats reprochent d'abord à Eric Dupond-Moretti d'avoir tardé à donner des consignes pour qu'il ne soit plus destinataire de remontées d'informations sur les dossiers dont il a eu connaissance en tant qu'avocat. Des facturations téléphoniques détaillées de plusieurs avocats, dont celle du futur ministre, avaient été examinées, lors de ces investigations.

Mais l'enquête contre le ministre concerne également une seconde affaire, à nouveau après qu'il a décidé une enquête administrative, contre un juge d'instruction cette fois.

Pour les syndicats de magistrats et l'association Anticor, qui ont saisi la Cour de justice de la République, en poursuivant les trois juges en question, Eric Dupond-Moretti se trouvait à la fois juge et partie et ce serait rendu coupable d'une "prise illégale d'intérêt. Elle répond à la gravité des faits", avaient estimé au cours d'une conférence de presse l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), en conflit avec le garde des Sceaux depuis sa nomination en juillet.

"Éric Dupond-Moretti avait d'abord déposé plainte, qu'il avait ensuite retirée à son arrivée place Vendôme".

Interrogé jeudi soir sur France 2 sur la plainte des syndicats de magistrats, le garde des Sceaux avait indiqué: "Je ne sais pas quel sort lui sera réservé, mais sachez bien que le moment venu, je m'expliquerai, vous pourrez compter sur moi pour dire tout ce que j'ai à dire".

"L'ouverture d'information judiciaire était nécessaire, il faut qu'une enquête ait lieu, il y a manifestement un problème", a réagi pour sa part Me Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor. "Je ne crains pas cette plainte ". Ces démarches n'avaient "abouti à rien", a-t-elle souligné.

Cette évolution judiciaire, logique suite à l'avis favorable exprimé par la commission des requêtes du CJR, juridiction compétente pour juger les crimes ou délits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leur fonction, dont le président de la République Emmanuel Macron avait promis l'expulsion, vient après avoir déposé plusieurs plaintes auprès du CJR.

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