Téhéran pas pressé pour le retour des États-Unis

Iran les nouvelles cascades de centrifugeuses de Natanz

Monde Iran les nouvelles cascades de centrifugeuses de Natanz"profondément préoccupantes pour Paris Londres et Berlin

Le guide suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Khamenei a interdit ce vendredi l'importation des vaccins contre la Covid-19, fabriqués aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, estimant qu'ils pourraient contaminer les Iraniens. "Il n'est pas improbable qu'ils veuillent contaminer d'autres pays", a indiqué le leader spirituel dans une déclaration relayée sur son compte twitter.

Il a poursuivi en disant qu'il n'y avait aucune confiance pour les États-Unis, en ce qui concerne le vaccin.

Téhéran recense à ce jour 1,2 millions de cas pour 55 000 décès.

"Vu notre expérience avec le sang français contaminé au VIH, les vaccins français ne sont pas dignes de confiance non plus", ajoute le message du numéro un iranien.

Sont donc bannis en Iran les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca/Oxford qui ont été lancés ou sont sur le point de l'être en Europe et aux Etats-Unis.

Plusieurs centaines de personnes en Iran ont été contaminées par le virus du sida dans la décennie 1980 avec des lots de transfusion sanguine français.

L'Iran est engagée depuis le début de la pandémie dans l'une des luttes les plus féroces du Moyen-Orient contre la COVID-19.

"Parfois, ils veulent tester leurs vaccins sur d'autres pays, de voir son efficacité", a déclaré Ali Khamenei en expliquant que "si les Américains ont été capables de produire un vaccin, ils ne devraient pas connaître un tel fiasco sanitaire dans leur pays".

Les déclarations de l'Ayatollah Khamenei illustrent que les tensions entre l'Iran et les pays occidentaux demeurent vives. "Nous achèterons des vaccins étrangers sûrs à utiliser", a-t-il déclaré.

"Certains scientifiques iraniens vivant aux Etats-Unis ont voulu préparer et expédier 150.000 doses du vaccin Pfizer, mais l'envoi a été annulé" compte tenu de la décision du guide suprême, selon un communiqué du Croissant-Rouge iranien cité par plusieurs médias locaux. Les autorités ont annoncé fin décembre le lancement de "la première phase" des essais cliniques.

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