La Russie annonce son retrait du traité "Open Sky"

Défense La Russie se retire du traité

La Russie se retire du traité « Ciel ouvert »

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé vendredi que son pays avait entamé les procédures nationales applicables pour se retirer du traité de contrôle des armes "Ciel ouvert" ("Open Skies"), après les mesures adoptées par Washington.

La Russie a nié avoir violé le traité, entré en vigueur en 2002.

"La partie russe a présenté des propositions concrètes correspondant aux dispositions fondamentales du traité pour préserver sa viabilité dans de nouvelles conditions".

Moscou a constaté que l'équilibre des intérêts des États signataires du traité a été rompu par le départ des États-Unis et que la force du traité ainsi que son rôle en tant qu'instrument de renforcement de la confiance et de la sécurité avaient été gravement atteints.

Le traité visait à renforcer la confiance entre la Russie et l'Occident en permettant aux plus de trois douzaines de signataires de l'accord d'effectuer des vols de reconnaissance au-dessus de leurs territoires respectifs pour recueillir des informations sur les forces et les activités militaires.

Pour Konstantin Kossatchev, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement russe, le retrait russe était "prévisible".

Ceux-ci n'ont pas répondu favorablement à cette demande, a-t-il précisé sur Facebook, expliquant que "la responsabilité de ce qui se passe, et c'est un scénario très malheureux, incombe entièrement aux États-Unis et à leurs alliés de l'Otan". "Nous restons également ouverts au dialogue au sein du Conseil Otan-Russie sur la réduction des risques et sur la transparence", a déclaré Piers Cazalet.

L'annonce de Donald Trump avait provoqué une onde de choc chez ses alliés occidentaux et plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne, la Belgique et l'Espagne, avaient regretté publiquement le retrait américain, tout en assurant partager les préoccupations de Washington et avoir conscience des violations reprochées aux Russes.

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