Les Jeux Olympiques de 2021 vont-ils pouvoir être maintenus — JO

Le président du Comité international olympique a assuré ce jeudi qu’il n’y avait pas de plan B à l’organisation des Jeux olympiques à Tokyo cet ét

Le président du Comité international olympique a assuré ce jeudi qu’il n’y avait pas de plan B à l’organisation des Jeux olympiques à Tokyo cet ét

C'est en effet une petit bombe lâchée par le quotidien, qui explique dans son édition de vendredi que selon un membre du gouvernement japonais, les JO de Tokyo 2021 sont condamnés et que le but est désormais de trouver une façon de l'annoncer pour sauver la face et garder une chance d'organiser les JO à la prochaine date possible, en 2032 (Paris accueillant les Jeux en 2024 et Los Angeles en 2028).

Les diverses parties prenantes au Japon des JO de Tokyo, reportés l'an dernier en raison de la pandémie de Covid-19, ont réaffirmé vendredi leur intention de les tenir cet été, malgré des informations selon lesquelles le gouvernement nippon y aurait secrètement renoncé. Les organisateurs nippons et les responsables du Comité international olympique (CIO) n'ont pour le moment pas évoqué la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour les athlètes et les spectateurs des JO. Le porte-parole adjoint du gouvernement japonais, Manabu Sakai, a déclaré qu'il n'y avait "rien de vrai" dans l'article du Times et la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a assuré n'avoir "aucune idée" quant à l'origine de l'information. Officiellement, le gouvernement japonais et le comité organisateur international (CIO) excluent toute annulation ou report.

Les comités olympiques des Etats-Unis et du Canada ont répété de leur côté qu'ils se préparaient à envoyer des sportifs au Japon cet été. "Il s'agira de Jeux très différents, avec un focus sur les athlètes et leurs compétitions", a dit M. Carroll.

Dans un entretien le 19 janvier à l'AFP, le directeur général de Tokyo-2020, Toshiro Muto, a affirmé que "la tenue des Jeux [était] notre cap inflexible" mais il n'a pas exclu que ces JO puissent se tenir avec un nombre limité de spectateurs ou sans spectateurs du tout. Et ce week-end, un ancien vice-président du CIO, Kevan Gosper, a même suggéré que les Nations unies soient consultées sur la décision d'organiser ou non l'événement cette année. "Nous n'avons à cet instant aucune raison de croire que les Jeux olympiques à Tokyo ne s'ouvriront pas le 23 juillet dans le stade olympique à Tokyo (...) C'est pourquoi il n'y a pas de plan B". La semaine dernière, un ministre clé du gouvernement de Yoshihide Suga, Taro Kono, avait déjà exprimé une voix discordante en estimant qu'il ne fallait rien exclure pour les JO de Tokyo cette année. "Il n'y a pas de plan B" et "nous sommes totalement engagés à faire de ces Jeux (des Jeux) sûrs et réussis", a-t-il martelé. Redoutant que l'événement n'aggrave encore la pandémie dans le pays, l'opinion publique japonaise est très majoritairement opposée actuellement à organiser les Jeux, préconisant un nouveau report ou une annulation pure et simple, selon de récents sondages.

"Il est quasiment certain", vu le nombre de personnes impliquées et les nouveaux variants du Covid-19 en circulation, que les JO causeraient une flambée d'infections s'ils avaient lieu, a souligné cet analyste. Des élus de l'opposition ont d'ailleurs demandé le report ou l'annulation des JO. Les organisateurs, favorables à une présence du public, même limitée, entendent trancher dans les prochains mois sur la question.

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