Covid-19: le variant anglais est plus mortel, prévient Boris Johnson

Boris Johnson affirme que le variant britannique du Covid-19 est associé à une plus forte mortalité

Le Premier minitre Boris Johnson à Londres lors d'un point presse dédié à la crise sanitaire

Cependant, tous les éléments actuellement disponibles montrent que les deux vaccins utilisés au Royaume-Uni contre le Covid-19 restent efficaces contre le nouveau variant. Des études sont en cours partout dans le monde pour déterminer les raisons de cette plus forte contagiosité.

Selon le conseiller scientifique du gouvernement britannique, Patrick Vallance, les premiers signes suggèrent que la nouvelle variante présenterait un taux de létalité de 13 ou 14 décès pour 1.000 personnes infectées, contre 10 décès pour 1.000 personnes infectées pour l'ancienne souche.

LONDRES, 22 janvier (Xinhua) - La variante du coronavirus qui a été identifiée pour la première fois au Royaume-Uni pourrait être plus mortelle que l'ancienne souche du virus, a mis en garde vendredi le Premier ministre britannique Boris Johnson. Il s'agit de celui sud-africain et brésilien détecté au Japon. "Ils ont certaines caractéristiques qui les rendent moins sensibles aux vaccins" et sont "plus préoccupants" que le variant britannique, a jugé Patrick Vallance. Pays le plus endeuillé d'Europe par la pandémie avec près de 96.000 morts (+ 1.401 les dernières 24 heures), le Royaume-Uni s'est reconfiné pour la troisième fois pour tenter d'endiguer une nouvelle vague du virus, attribuée à ce variant beaucoup plus contagieux.

A ce jour, quelques 5,4 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin, dont 400.000 ont été vaccinés les dernières 24 heures dans le pays qui s'est fixé comme deadline l'été 2021 pour la vaccination. Les scientifiques conseillant le gouvernement situent ce taux entre 0,8 et 1.

Jeudi soir, sur le plateau de TF1, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré vouloir "donner sa chance" au couvre-feu alors que le nombre de cas positifs s'est stabilisé la semaine dernière à 128.551. Selon le bureau des statistiques nationales, l'ONS, une personne sur 55 en Angleterre avait le Covid-19 entre le 10 et le 16 janvier, en baisse comparé à l'estimation d'une personne contaminée sur 50 entre le 27 décembre et le 2 janvier. Les hôpitaux sont cependant sous pression, avec 38 562 malades du Covid-19 hospitalisés, un chiffre 78% plus élevé que lors du premier pic en avril, a dit Boris Johnson. ", interroge la publicité, qui sera diffusée à la télévision, la radio et sur les réseaux sociaux". "L'hypothèse du confinement est de plus en plus probable", a déclaré ce vendredi à l'AFP une source gouvernementale, en citant des projections rendues publiques par l'Inserm et l'Institut Pasteur qui prévoient une hausse exponentielle de l'épidémie, précisément à cause du variant anglais.

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