La Belgique va interdire les voyages non essentiels à l'étranger | Coronavirus

Siège du gouvernement fédéral belge à Bruxelles

Les Belges interdits de voyages «non essentiels»

D'où la nécessité de " construire des remparts, des lignes de défense ". Ceux-ci resteront soumis à des conditions de quarantaine et de tests.

Jusqu'au 1er mars, les Belges souhaitant se rendre dans un autre pays devront signer une déclaration sur l'honneur pour attester du fait que le voyage est de nature essentielle. Sont interdits "les voyages de loisirs ou d'agrément, il y aura des contrôles aux frontières avec des amendes", a précisé à la chaîne de télévision RTBF un autre dirigeant, Elio Di Rupo, le président de la région wallonne. A noter que les travailleurs frontaliers - dont les 48.000 salariés au Grand-Duché - ne sont pas concernés.

La Belgique compte pour le moment près de 690.000 cas de contamination au nouveau coronavirus, ainsi que plus de 20.600 décès liés au Covid-19, selon les derniers chiffres de l'université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Si ce pays juge avoir mieux contenu la deuxième vague (environ 2.000 nouveaux cas par jour actuellement) que certains de ses voisins, Allemagne et Pays-Bas notamment, la contagiosité du variant britannique du virus suscite de fortes inquiétudes. Ce dernier a déjà provoqué des dizaines de contaminations dans des maisons de retraite et contraint à fermer provisoirement plusieurs écoles. Après un Conseil de concertation vendredi, les autorités belges ont en effet décider d'interdire les déplacements non-essentiels à l'étranger.

Depuis presque trois mois, la Belgique est partiellement confinée, avec les écoles ouvertes mais de multiples secteurs d'activité fermés (cafés, restaurants, salles de spectacles, de sport, etc.).

Vendredi soir Alexander De Croo a annoncé que les salons de coiffure pouvaient envisager une réouverture, avec des règles de sécurité strictes, le 13 février, si la situation sanitaire ne se dégrade pas.

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