Le vaccin AstraZeneca bientôt autorisé, mais pour quels publics ?

Le vaccin Johnson and Johnson efficace à 66% en général moins efficace en Afrique du Sud

Covid-19 L'Allemagne conseille de ne pas utiliser le vaccin de AstraZeneca pour les plus de 65 ans

Contrairement aux vaccins de Pfizer et Moderna, qui utilisent la technique innovante de l'ARN messager, le vaccin de "J&J" est un vaccin à "vecteur viral".

Dans une déclaration officielle, le laboratoire a démenti ces informations, qualifiées de " complètement fausses", et cite une étude publiée dans la revue The Lancet en novembre confirmant son efficacité sur des sujets de plus de 65 ans.

Troisième sur le podium, après les vaccins à ARN messager, qui démontrent une excellente efficacité qui sera sans doute inégalée, le vaccin AstraZeneca est fabriqué selon un autre principe, avec l'introduction de la protéine Spike dans un virus totalement inactivé, qui va déclencher une réponse de l'organisme contre cette protéine. Le variant britannique s'est étendu à 70 pays et le variant sud-africain à 31 pays, selon l'OMS.

L'Agence européenne du médicament (EMA) se prononce vendredi sur l'autorisation dans l'Union européenne du vaccin produit par AstraZeneca alors que les 27 fustigent ses retards de livraison et que la commission de vaccination allemande l'a déconseillé pour les plus de 65 ans.

Une limite d'âge pour l'accès au vaccin aurait contraint la plupart des gouvernements européens à réexaminer leur stratégie axée sur la vaccination prioritaire des plus âgés. Lors d'une grande réorganisation de ses activités en 2015, le groupe suisse avait cédé ses vaccins au géant britannique GlaxoSmithKline à l'exception de ses vaccins antigrippaux qui avaient, eux, été vendus au laboratoire australien CSL.

63% des doses administrées le sont dans les pays riches (Europe, USA et pays du Golfe) concentrant 16% de la population mondiale.

Quelque 20.000 doses du vaccin russe sont par ailleurs arrivées jeudi en Bolivie, premier lot d'une commande totale de 5,2 millions de doses. Les autorités n'ont pas établi de lien entre les deux malades, ni identifié de voyage récent susceptible d'avoir causé ces infections.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à ne pas "baisser la garde" en Europe, où de nombreux pays ont déjà plus ou moins verrouillé leurs frontières.

L'EMA a notamment analysé les résultats de quatre essais cliniques, menés au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud, indique-t-elle.

En France, le Parlement doit trancher la semaine prochaine sur de nouvelles restrictions qui pourraient être dévoilées par le président Macron ce weekend ou lundi.

Si la publication de ce contrat a été nécessaire, c'est que depuis plusieurs jours, un vent d'inquiétude souffle sur le Vieux Continent, après que le laboratoire britannique a annoncé qu'il réduirait d'environ 60 % les livraisons des doses de son vaccin à destination des pays de l'UE à l'horizon de fin mars.

AstraZeneca avait argué la semaine dernière d'une "baisse de rendement" sur un site de fabrication européen, expliquant ne pouvoir livrer qu'"un quart" des doses initialement promises à l'UE au premier trimestre.

L'inspection a eu lieu et "certains documents et données" saisis sont "en cours d'examen", a indiqué jeudi soir à l'AFP une porte-parole de l'agence fédérale belge des médicaments et des produits de santé (AFMPS).

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