Alstom devient le N°2 mondial du ferroviaire en absorbant Bombardier

Avec le rachat de Bombardier Alstom devient le numéro deux mondial du secteur derrière le chinois CRRC

Avec le rachat de Bombardier Alstom devient le numéro deux mondial du secteur derrière le chinois CRRC

Le constructeur ferroviaire français Alstom vient de boucler le deal avec Bombardier, ce qui lui permet de s'imposer comme le numéro 2 mondial du secteur ferroviaire.

L'opération qui devrait coûter un maximum de 5,3 milliards d'euros au groupe français, donnera naissance à un groupe pesant 15,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires, avec un carnet de commandes atteignant les 71,1 milliards. Le groupe va concrètement payer 4,4 milliards d'euros au groupe canadien pour reprendre ses activités ferroviaires, auxquels s'ajoutent 1,1 milliard qu'il devra reprendre pour combler une trésorerie négative et "d'autres ajustements contractuels".

La menace du chinois CRRC avait officiellement motivé le projet de fusion entre Siemens Mobility et Alstom, bloqué par la Commission européenne en février 2019.

"On n'a pas eu de problème avec les autorités de la concurrence parce que précisément, marché par marché, nos points forts sont leurs points faibles et réciproquement", explique Henri Poupart-Lafarge, le PDG d'Alstom.

Le groupe se réjouit d'avoir dans sa nouvelle configuration un rayonnement commercial sans égal dans toutes les géographies, grâce à la bonne complémentarité d'Alstom et Bombardier Transport, qui avaient jusqu'à présent des tailles à peu près comparables. Au final, le nouveau géant du ferroviaire va employer 11 500 personnes en France.

En France, Alstom récupère la plus grosse usine ferroviaire du pays à Crespin (Nord).

L'association des deux acteurs va être archidominante sur le marché français, où seuls l'allemand Siemens et l'espagnol CAF ont jusqu'à présent placé leurs produits. Le groupe est en négociation avec le Tchèque Skoda Transportation.

Dans l'opération, Alstom change d'actionnaire de référence, la Caisse des dépôts et de placement du Québec détenant désormais 17,5 % du capital, tandis que Bouygues est descendu à environ 6 %.

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