Un test de dépistage anal fait polémique en Chine

Ph. NOEL CELIS  AFP

Ph. NOEL CELIS AFP

Après le désagréable frottis nasal pour détecter le Covid-19, la Chine impose désormais une nouvelle déclinaison de test aux voyageurs arrivant de l'étranger: le test anal. Depuis le printemps 2020, le pays a réussi à endiguer l'épidémie avec la mise en place de mesures très strictes: deux morts ont été recensés depuis mai. Ils ont poussé les autorités sanitaires à réaliser des dépistages PCR massifs et rapides de dizaines de milliers d'habitants.

Toutefois, selon la télévision publique CCTV, 2021 s'est déjà muée en annus horribilis pour les résidents de plusieurs quartiers de Pékin où des malades ont été récemment découverts: ils ont tous été soumis à un écouvillonnage rectal.

En effet, ce type de test est jugé comme beaucoup plus fiable, car le coronavirus reste présent plus longtemps dans l'anus que dans les voies respiratoires, comme l'indique le médecin Li Tongzeng à CCTV, de l'hôpital You'an de Pékin.

"L'ensemble de ces tests, dans la gorge, le nez, le dépistage rectal et la prise de sang, sont des moyens qui limitent le risque de passer à côté d'un cas positif". Sur le réseau social chinois Weibo, des personnes témoignent, comme le rapporte Ouest France.

De plus, le prélèvement qui n'est déjà pas des plus agréables lorsqu'il est fait dans le nez, serait plus douloureux d'après certains témoignages - d'autres le qualifient d'inconfortable - et il est surtout présenté comme "humiliant". D'autres encore préfèrent s'en remettre à l'humour: "J'ai fait deux dépistages anaux". L'échantillon prélevé est ensuite testé en priorité. "À chaque fois, j'avais peur que l'infirmière oublie de changer d'écouvillon entre les deux", plaisante un internaute sur Weibo.

CCTV a précisé dimanche que les tests rectaux n'avaient pas vocation à être généralisés car ils ne sont " pas assez pratiques ".

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