Exécution de l'ancien homme d'affaires Lai Xiaomin — Chine

Lai Xiaomin ancien patron d’un fonds d’investissement accusé d’avoir touché pour plus de 215 millions d’euros de pots-de-vin

Lai Xiaomin ancien patron d’un fonds d’investissement accusé d’avoir touché pour plus de 215 millions d’euros de pots-de-vin

Reconnu coupable de corruption et de "polygamie", l'ancien grand patron d'un fonds d'investissement, Lai Xiaomin, a été exécuté, ce vendredi 29 janvier 2021.

Il avait été accusé à mort le 5 janvier 2021, suite à des affaires de corruption. C'est début janvier qu'il avait été condamné sachant que la justice l'avait aussi reconnu coupable de "polygamie".

"Le mis en cause a été jugé pour détournement de fonds publics qui s'élèvent à 3.1 millions d'euros". "Les montants étaient extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes ", avait détaillé un tribunal de Tianjin, dans le Nord de la Chine. Selon la justice, l'homme d'affaires déchu avait également "vécu longtemps avec d'autres femmes", hors mariage, et a eu des "enfants illégitimes". Des images montrant des armoires et des coffres-forts remplis de liasses d'argent liquide ainsi que des voitures de luxe et des lingots d'or qu'il aurait acceptés comme pots-de-vin avaient été diffusées. Lai Xiaomin, qui avait auparavant travaillé à la banque centrale et pour le gendarme des banques, assurait ne pas avoir "dépensé un seul centime". "Je n'ai pas osé dépenser" l'argent, affirmait-il. La Chine a lancé une vaste campagne anticorruption en 2012, après l'arrivée du président Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). A ce jour, plus d'un million de cadres du PCC ont été sanctionnés. Mais cette campagne est aussi soupçonnée de servir à écarter les personnalités opposées à la ligne du président.

La condamnation à mort est une sentence inhabituelle en Chine, notamment à l'encontre des hauts dirigeants économiques du pays, cependant Lai Xiaomin n'a pas été épargné, même si les autorités n'ont pas précisé son mode d'exécution. L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International estime que des milliers de prisonniers de droit commun sont exécutés chaque année dans le pays.

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