AstraZeneca va livrer 9 millions de doses de vaccin en plus

La Commission européenne a passé une commande de 400 millions de doses auprès d’AstraZeneca

La Commission européenne a passé une commande de 400 millions de doses auprès d’AstraZeneca

Publié le 1 févr.

Après la pluie, le beau temps?

L'annonce de ces retards a alimenté les conjectures sur des acheminements vers le Royaume-Uni de vaccins produits par ce groupe pharmaceutique dans l'UE, au détriment de ses obligations contractuelles avec Bruxelles. "Nous voulons savoir ce qu'il a produit dans ses usines européennes, ce qui a été exporté, où cela a été exporté et ce qui a été stocké".

Dimanche soir, à l'issue d'une réunion avec les dirigeants des grands laboratoires, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a annoncé qu'AstraZeneca promettait désormais 40 millions de doses à l'UE au premier trimestre, soit 9 millions de plus qu'évoqué la semaine dernière. Face au manque de données pour les plus de 65 ans et au possible manque de doses, le vaccin AstraZeneca pourrait donc être réservé à un public plus jeune mais toujours ciblé: les soignants de moins de 50 ans, les instituteurs, les pompiers. "Mieux vaut la transparence que des rumeurs", a réclamé von der Leyen.

Un second contrat conclu le 8 janvier porte sur 300 millions de doses additionnelles, avec des livraisons débutant au deuxième trimestre. La France, par exemple, l'incluait déjà dans ses prévisions de réception de doses. L'entreprise avait argué d'une " baisse de rendement " sur un site de fabrication européen pour expliquer ses retards de livraisons à l'UE.

L'UE a confirmé dimanche son objectif de vacciner 70% des adultes d'ici à "la fin de l'été", après l'annonce d'une augmentation de 30% au premier trimestre des livraisons de vaccins par AstraZeneca, qui avait auparavant fait état de retards importants.

Le coût des doses d'AstraZeneca vendues à l'UE était estimé par le laboratoire à 870 millions d'euros, une information noircie mais lisible du contrat, mis en ligne vendredi par la Commission.

En attendant, Ursula von der Leyen reste sous le feu de vives critiques, en particulier de la presse allemande, pour son énorme bourde du week-end.

Devant le tollé à Dublin, Belfast et Londres, la Commission a renoncé à déroger au protocole nord-irlandais difficilement négocié dans le cadre du Brexit, destiné à éviter le retour d'une frontière et de contrôles douaniers sur l'île d'Irlande.

Mais c'est aussi un " bouc émissaire facile pour les États", selon lui: si la Commission ne s'était pas chargée de négocier pour les 27, il y aurait une compétition entre les États membres pour se procurer des vaccins " très déstabilisatrice pour l'UE ".

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