Lutte contre le cancer : vers une génération sans tabac?

Plus de prévention contre le tabac et l’alcool une plus grande participation au dépistage moins de séquelles après la guérison… Emmanuel Macron dévoile jeudi les priorités de la lutte contre les cancers pour les prochaines années avec un

USA : forte baisse du nombre de décès dus au cancer du poumon

Le budget des cinq premières années du plan décennal sera ainsi porté à 1,7 milliard d'euros pour 2021-2025, a-t-il promis, avant de se rendre à l'Institut Gustave Roussy de Villejuif pour rencontrer soignants et malades.

La Commission européenne a présenté un plan de 4 milliards d'euros pour lutter contre le cancer.

"Jean-Yves Blay, président d'Unicancer, a notamment jugé "très, très positif" l'annonce de l'accélération des procédures administratives pour l'ouverture d'études cliniques pour la recherche" et pour "l'accès aux nouvelles innovations".

Le tabac et l'alcool sont au centre de la stratégie.

Ce programme a été détaillé jeudi matin à l'occasion de la Journée mondiale contre le cancer, pendant les Rencontres annuelles de l'Institut du cancer (INCa), au cours desquelles une intervention vidéo du président de la République sera diffusée.

Il souhaite que la génération qui aura 20 ans en 2030 soit la première "génération sans tabac" de l'histoire récente.

L'eurodéputée Sara Cerdas, vice-présidente de la commission spéciale du Parlement européen sur la lutte contre le cancer, a déclaré à Euronews que la majorité de ce financement doit être investie dans la recherche et le développement.

Emmanuel Macron a ainsi promis, sans précision, de donner "à l'image de ce que nous avons fait pour les aliments, des repères à la fois plus visibles et plus lisibles aux consommateurs sur chaque produit".

Il a enfin confirmé l'objectif de sept nouvelles "zones à faible émission" dans des grandes villes et certaines vallées pour améliorer la qualité de l'air.

Ils souhaitent aussi convaincre davantage de Français de participer aux trois dépistages organisés mis en place: pour le cancer du sein, le cancer colorectal et, récemment, le col de l'utérus. Objectif: "réaliser 1 million de dépistages en plus à l'horizon 2025 ", contre 9 millions chaque année aujourd'hui.

Dans le même temps, Emmanuel Macron s'est rendu à l'Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne), dans un service accueillant des enfants atteints de cancers et dans un laboratoire de recherche spécialisé dans l'immunothérapie, l'une des voies de traitements les plus prometteuses.

La lutte contre les cancers est une bataille qui ne s'arrête jamais, mais les contours de celle-ci ne sont pas forcément les mêmes qu'il y a 10 ou 20 ans.

Une autre arme existe face au cancer: le dépistage. "Il peut aider à sauver des vies", selon Aurélie Bichon.

Et il faut savoir que les deux confinements que nous avons vécu l'an dernier ont considérablement ralenti les diagnostics et la prise en charge des patients. Mais il "manquait singulièrement d'ambition dans la lutte contre l'alcool", responsable de 16.000 décès par cancer par an, pointait le bilan d'évaluation dressé en octobre par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'IGESR (pour les ministères de l'Education, du Sport et de la Recherche).

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