Covid-19 : nouvelle recommandation sur la prise du vaccin - Polynésie la 1ère

Covid-19 : nouvelle recommandation sur la prise du vaccin - Polynésie la 1ère

La France, premier pays à recommander une seule dose du vaccin pour les personnes ayant eu le Covid-19

Les trois vaccins contre le Covid-19 actuellement autorisés dans l'Union européenne (Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca/Oxford) nécessitent deux doses pour être pleinement efficaces chez les personnes n'ayant jamais été en contact avec le virus.

"À ce stade des connaissances, la réponse immunitaire à la vaccination des personnes ayant déjà été infectées est de type anamnestique, ce qui conduit à ne proposer qu'une seule dose aux personnes immunocompétentes ayant fait une infection par le SARS-CoV-2, quelle qu'en soit son antériorité", indique la Haute Autorité de santé (HAS) dans un avis publié le 12 février.

Ces patients devraient donc attendre 3 à 6 mois avant de recevoir une unique dose du vaccin.

Les autorités misent beaucoup sur la campagne de vaccination pour faire face à une situation épidémique qui demeure fragile, mais le chemin est encore long: jeudi, 2.135.333 personnes avaient reçu au moins une dose de vaccin, dont 535.775 deux doses.

Depuis que la France a lancé son programme de vaccination à deux doses le 27 décembre, au moins 2 millions de personnes ont reçu leur première dose et plus de 500 000 ont reçu un deuxième vaccin.

Une seule dose pour ceux qui ont déjà eu le Covid-19: la France est le premier pays à prendre une telle mesure.

Davantage de personnes ont probablement contracté le virus, notamment pendant la première vague, lorsque les tests n'étaient pas largement disponibles.

La recommandation d'une dose unique de vaccin ne s'applique pas non plus aux personnes immunodéprimées, par exemple les personnes greffées qui suivent un traitement immunosuppresseur. "Toutefois, dans ce cas, une consultation médicale adaptée est nécessaire" pour "juger au cas par cas de l'intérêt" de se faire vacciner, ajoute la HAS.

"L'agence de santé, qui cite comme entérinement les études menées à ce jour, soutient que les personnes déjà infectées " ont développé une mémoire immunitaire à la suite de l'infection ".

Ces derniers jours, le recours à cette solution était évoqué dans plusieurs études réalisées aux États-Unis et en Italie. Mais depuis le début de la pandémie et en dehors de certaines exceptions, les dirigeants français modèlent leur politique sanitaire en fonction des recommandations de la Haute Autorité de Santé. Seule exception, fin janvier, il avait estimé qu'il ne fallait pas augmenter le délai entre les deux doses de vaccin Pfizer, contrairement à la recommandation émise quelques jours plus tôt par la HAS.

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