Une dose suffit pour les ex-malades du covid — Vaccination

Covid-19 : en France, une seule dose de vaccin recommandée pour les personnes déjà infectées

Vaccin : nouvelles consignes

Les autorités sanitaires françaises ont recommandé, vendredi 12 février, de "ne proposer qu'une seule dose" de vaccin aux personnes "ayant déjà fait une infection" par le coronavirus, devenant ainsi le premier pays à formuler une telle recommandation.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, 3,4 millions de cas d'infections confirmées par un test de dépistage ont été enregistrées en France.

Les personnes guéries du Covid-19 "ont déjà élaboré à l'occasion de l'infection une mémoire immunitaire".

La HAS préconise, par ailleurs, d'attendre "au-delà de trois mois" après la maladie et de "préférence six mois" avant d'injecter cette dose unique.

Pourtant, "à ce jour, aucun pays ne s'était clairement positionné sur une vaccination en une dose pour les personnes ayant contracté la Covid-19 antérieurement à la vaccination". Les trois vaccins dont l'utilisation est autorisée dans l'Union européenne - fabriqués par Pfizer, Moderna et AstraZeneca - ont été développés pour être administrés en deux doses administrées à quelques semaines d'intervalle. Invitée d'Europe 1, l'infectiologue à l'hôpital Bichat et présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS, Elisabeth Bouvet, a soutenu qu'une infection agissait comme une première dose de vaccin, justifiant de ne procéder donc ensuite qu'à une seule injection.

En Italie ou aux Etats-Unis, plusieurs études ont vu le jour sur ce sujet de la dose unique. Elisabeth Bouvet affirme également que les dernières études suggèrent une immunité provisoire des personnes infectées: "Il n'y a pas de raison de les vacciner rapidement après l'infection puisqu'[elles] sont protégées au moins pendant trois mois, probablement six".

Pourquoi c'est important? L'injection d'une dose unique pour les personnes déjà infectées permettrait une économie de doses importante, dans un contexte où les livraisons sont restreintes.

Enfin, la présence de symptômes persistants après une infection par le Covid-19 (ce qu'on appelle le Covid long) n'est pas une contre-indication à la vaccination. Et donc une chance d'accélération pour la campagne vaccinale, alors que le gouvernement affiche l'objectif d'une capacité de vaccination de 70 millions de personnes d'ici la fin de l'été 2021, soit l'ensemble de la population française.

- les personnes qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le SARS-CoV-2 avec PCR positive dans les jours qui suivent cette première vaccination ne doivent pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de 3 à 6 mois après l'infection.

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