Donald Trump acquitté une deuxième fois mais par une droite fracturée

Accord au Sénat pour poursuivre le procès de Trump sans convoquer de témoins

Une vidéo-choc des violences au Capitole diffusée lors du procès en destitution de D. Trump

"Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer", a réagi M. Trump dans un communiqué, se posant une nouvelle fois en victime d'une "chasse aux sorcières".

L'issue la plus probable, un acquittement rapide du milliardaire dans la journée grâce au soutien d'une forte majorité des élus républicains, n'est plus remise en cause.

L'attaque sanglante n'est pas survenue " dans le vide", c'était " l'apogée des actions du président", a lancé le procureur en chef Jamie Raskin, en diffusant plusieurs extraits de ses discours enflammés et de ses tweets au vitriol. "Je ne crois pas que Trump se présentera de nouveau au suffrage, je ne crois pas non plus qu'il va rester dans le paysage", a-t-elle confessé dans une interview accordée vendredi au magazine Politico. "Les démocrates voulaient voir Donald Trump reconnu coupable d'" incitation à l'insurrection ", puis qu'il soit ensuite rendu inéligible.

C'est "une décision difficile" mais "je voterai pour acquitter", a-t-il écrit dans une note transmise à ses collègues.

En février 2020, lors du premier procès de destitution de Trump, les sénateurs ont voté 52-48 en faveur de son acquittement d'abus de pouvoir et 53-47 en faveur de l'acquittement d'entrave au Congrès. Un cas unique dans l'Histoire des Etats-Unis.

Depuis le début des débats, les élus de la Chambre des représentants, chargés de porter l'accusation contre l'ancien magnat de l'immobilier, ont déroulé un exposé implacable des faits.

Avec ces vidéos, les sénateurs démocrates tentent de convaincre leurs homologues républicains de la responsabilité de Donald Trump dans ce déchaînement de violences.

Ces derniers jours, les procureurs démocrates ont inscrit la funeste journée du 6 janvier dans le contexte du " grand mensonge " proféré selon eux par Donald Trump qui a dénoncé une élection " volée " sans en apporter la moindre preuve, attisant la colère de ses partisans.

L'ex-président américain est accusé d'avoir incité ses partisans réunis à Washington à marcher sur le Capitole et à s'en prendre aux parlementaires pour empêcher la certification par le Congrès de l'élection de Joe Biden. "Il a violé son serment" de protéger le pays, a renchéri l'un des neuf démocrates de la Chambre des représentants qui portaient l'accusation, David Cicilline.

"Lors d'une séance de questions-réponses tendue, les procureurs ont rétorqué que Donald Trump n'avait utilisé le terme " pacifique " qu'à une reprise dans son discours, dont la tonalité globale était selon eux " incendiaire ".

Ils ont notamment projeté un film d'une dizaine de minutes, dans lequel toutes les figures du parti démocrate, y compris Joe Biden, promettent de "se battre" sur tous les tons. Au final 57 sénateurs ont voté pour destituer Donald Trump, mais il fallait totaliser 67 voix sur les 100 du Sénat américain pour que l'ancien locataire de la Maison Blanche soit déchu.

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