Les débris d'un Boeing 777 en difficulté tombent sur Denver — États-Unis

Les images effrayantes du réacteur d'un Boeing 777-2000 assurant la liaison entre Denver et Honolulu qui a pris feu et a commencé à se désintégrer quelques minutes après le décollage

Les images effrayantes d'un réacteur qui prend feu en plein vol (vidéos)

L'avionneur américain a recommandé aux compagnies de suspendre les opérations avec l'appareil le temps que l'administration fédérale américaine de l'aviation civile (FAA) définisse le protocole approprié d'inspection. Ces derniers n'étaient cependant pas actuellement en service mais en réserve, selon une source proche du constructeur. Un Boeing 777-220 de la compagnie United Airlines, qui venait de décoller samedi de Denver, dans le Colorado, pour Honolulu, à Hawaï, avec 231 passagers et 10 membres de l'équipage, a dû faire demi-tour en urgence après l'incendie de son réacteur droit.

L'appareil a pu se poser sans encombre, une pluie de débris, certains de grande taille, sont tombés sur une zone résidentielle de Broomfield, une banlieue de Denver.

L'avion a atterri en toute sécurité et personne à bord ou au sol n'a été blessé, selon les autorités. Ils ont contacté la tour de contrôle de l'aéroport international de Denver pour demander une autorisation d'atterrissage d'urgence, puis se sont posés en toute sécurité.

Le Japon avait déjà ordonné à Japan Airlines et ANA (All Nippon Airways) de clouer au sol leurs 32 Boeing 777 équipés de PW4000, et hier la Corée du Sud en a fait de même pour Korean Air (6 avions). 59 appareils étaient stockés à part. Si l'incident n'a fait aucun blessé, il représente un nouveau revers pour Boeing, dont le titre a perdu plus de 2% lundi en Bourse. "Sur la base des informations initiales, nous avons conclu que l'intervalle entre les inspections devait être raccourci pour les pales creuses de la soufflante, qui existent uniquement sur ce type de moteur, utilisé uniquement sur des Boeing 777", a déclaré ce responsable de la FAA, alors que des responsables de la FAA ont rencontré dimanche soir des représentants de Pratt & Withney et de Boeing.

Un examen préliminaire sur place indique des dommages compatibles avec une fatigue du métal, a déclaré lundi Robert Sumwalt, président du NTSB, lors d'un point de presse. "Notre mission est de comprendre non seulement ce qui s'est passé, mais aussi pourquoi cela s'est passé, afin que nous puissions empêcher que cela se reproduise", a déclaré le dirigeant.

Si le 777, en service depuis plus de 25 ans, "a une réputation très solide", "cet incident nous rappelle que ce sont des flottes vieillissantes", conclut Michel Merluzeau. "Après toutes ces années de service, il est improbable qu'il s'agisse d'un problème de conception du moteur, c'est certainement quelque chose qui a à voir avec la maintenance", a-t-il dit.

L'avion a été interdit de vol en mars 2019 après deux accidents qui avaient fait 346 morts, celui de Lion Air, en Indonésie, en octobre 2018 (189 morts) et celui d'Ethiopian Airlines, en mars 2019, en Éthiopie (157 morts).

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