Biden pense que Poutine est "un tueur", Moscou réplique immédiatement — Etats-Unis

La Russie dénonce un rapport américain sur les élections

Un drapeau russe

Je le crois, répond le président américain, sans indiquer à quels événements survenus lors des 20 années au pouvoir du président russe il fait référence. Le président américain a également affirmé que Vladimir Poutine "en paierait les conséquences".

Face aux propos de Joe Biden, Moscou n'a pas tardé à réagir.

"Je suis en train de prendre la décision sur la date de leur départ", a-t-il ajouté, précisant que l'annonce de cette décision ne devrait plus trop tarder, après consultation des alliés de Washington et du gouvernement afghan.

" Nous avons eu une longue conversation lui et moi, je le connais assez bien ", a expliqué le dirigeant démocrate. Si j'établis que cela s'est produit, soyez prêt, a-t-il relaté. "C'est de l'hystérie due à de l'impuissance".

" Poutine est notre président et une attaque contre lui, c'est une attaque contre notre pays", a écrit sur son compte Telegram Viatcheslav Volodine. L'ex-agent double russe et sa fille ont été empoisonnés avec un agent innervant de type Novitchok à Salisbury, en Angleterre, en mars 2018.

Sur ABC News, Joe Biden a cependant souligné qu'il existait des sujets sur lesquels il était dans l'intérêt de la Russie et des Etats-Unis de collaborer, comme le renouvellement de l'accord START de limitation des arsenaux nucléaires.

Il inclut de nouveaux éléments indiquant que Vladimir Poutine a supervisé ou, a minima, ordonné une ingérence dans l'élection présidentielle américaine au profit de Donald Trump.

De manière plus officielle, la Russie avait dénoncé, un peu plus tôt ce mercredi, le rapport américain selon lequel Moscou aurait tenté d'interférer dans la dernière élection présidentielle américaine opposant Joe Biden à Donald Trump.

Andreï Derkach, qui a rencontré en 2019 l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, est considéré par les services du renseignement américain comme un individu dont les mouvements ont été traqués, sinon guidés, par Vladimir Poutine.

" Ce rapport est incorrect, tout à fait sans fondement et sans preuves ", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Selon un rapport de quinze pages publié mardi, le chef du Kremlin aurait demandé que la Russie interfère dans la présidentielle de novembre aux États-Unis afin de favoriser la victoire de Donald Trump.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, juge que les "mesures inamicales envers la Russie" sont devenues "une norme pour Washington".

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