Covid: l'OMS recommande de poursuivre l'utilisation du vaccin AstraZeneca

Pour l’Agence européenne du médicament le bénéfice du vaccin d’AstraZeneca est supérieur au risque

Pour l’Agence européenne du médicament le bénéfice du vaccin d’AstraZeneca est supérieur au risque | Crédits

Par précaution, une douzaine de pays de l'Union européenne, dont la France, a suspendu le vaccin AstraZeneca.

Ils ont ainsi emboîté le pas à plusieurs autres pays, inquiets de possibles effets secondaires comme des difficultés à coaguler ou la formation de caillots sanguins (thrombose). Pour l'heure des enquêtes sont en cours, mais aucun lien de causalité n'a été identifié.

Le comité national scientifique adhoc pour l'élaboration de la stratégie vaccinale, réuni le mardi 16 mars, recommande de maintenir la vaccination par le vaccin AstraZeneca. Qui surveille les effets secondaires? Pour un autre cas, les antécédents médicaux pourraient expliquer l'événement. "Pour le moment, l'OMS estime que la balance risques/bénéfices penche en faveur du vaccin AstraZeneca et recommande que les vaccinations se poursuivent", indique mercredi un communiqué de l'agence onusienne, précisant que ses experts, dont l'avis est très attendu, continuent "d'évaluer" les données concernant les problèmes de santé rencontrés par quelques personnes vaccinées avec ce produit.

Au Maroc, où sept millions de doses du vaccin AstraZeneca venues d'Inde ont été réceptionnées depuis fin janvier, les autorités sanitaires ont pris leur temps avant de réagir aux retraits en cascade survenus en Europe. "Ces phénomènes ont été causés par d'autres types de pathologie", nous confirme Moulay Mustapha Ennaji, directeur du laboratoire de virologie de l'Université Hassan II de Casablanca, membre du comité scientifique national de vaccination.

Toutefois, de nombreux médecins font observer qu'une personne utilisant une pilule contraceptive orale a un risque 7,6 fois plus élevé de développer une thrombose veineuse cérébrale, qu'une personne n'en prenant pas, sans que la pilule ne soit pour autant interdite.

La dizaine de cas de coagulation sanguine ou de thrombose seront soumis au Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l'Agence européenne des médicaments (EMA), dont les premiers résultats seront publiés jeudi.

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