Covid-19 : l'Allemagne se prépare à un nouveau tour de vis

La chancelière allemande Angela Merkel lors de sa conférence de presse concernant les nouvelles mesures restrictives le 23 mars 2021 à Berlin

Coronavirus| Confinement prolongé en Allemagne: hausse «exponentielle» des cas et nouveau variant «beaucoup plus létal»

" La situation est grave". Il se traduit par l'interdiction des réunions privées de plus de 5 personnes et des rassemblements publics, comprenant la restauration en plein air, jusqu'au 18 avril. "Le nombre de cas augmente de manière exponentielle et les lits de soins intensifs se remplissent à nouveau", a relaté la chancelière, parlant de "nouvelle pandémie (...) clairement plus létale, clairement pus infectieuse et plus longtemps contagieuse".

Le taux d'incidence sur les 7 derniers jours et pour 100 000 habitants a dépassé, dimanche, la marque symbolique de 100 à l'échelle du pays, à 103,9, selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. Seuls les magasins d'alimentation pourront ouvrir le 3 avril. L'hypothèse de couvre-feux locaux a en revanche été écartée, tout comme les fermetures d'écoles. Les cours avaient déjà été interrompus de décembre à février et nombre d'élèves n'ont toujours pas repris le chemin de l'école ou ne suivent les enseignements qu'un jour sur deux.

Gouvernement et régions tablent en outre sur une montée en puissance de la campagne de vaccination, qui peine à atteindre un rythme de croisière. "Nous sommes dans une course à la vaccination, qui doit être effective le plus rapidement possible", a prévenu la chancelière.

Par ailleurs, la chancelière allemande Angela Merkel a dit ce mardi soutenir la menace de la Commission européenne de bloquer les exportations du vaccin AstraZeneca si l'UE ne recevait pas les livraisons prévues."Nous avons un problème qui est bien connu avec AstraZeneca", a constaté la chancelière lors d'une conférence de presse, en disant apporter son "soutien" à pression mise sur le laboratoire britannique par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a récemment menacé d'interdire les exportations de ce vaccin depuis l'UE. "L'impatience ne doit pas devenir notre faiblesse ", a plaidé le ministre-président bavarois Markus Söder lors de la conférence de presse". Il est aussi l'un des favoris pour succéder à Mme Merkel en fin d'année à la chancellerie.

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