Vaccin AstraZeneca: la famille de la femme, décédée d'une thrombose, porte plainte

Cette plainte pour homicide involontaire serait une première en France

Cette plainte pour homicide involontaire serait une première en France

La famille d'une femme de 38 ans, décédée à Toulouse des suites d'une thrombose 14 jours après s'est fait inoculer le vaccin d'AstraZeneca contre le Covid-19, portera plainte contre X pour "homicide involontaire", a annoncé France Bleu Occitanie. Elle ne souffrait pas de problèmes de santé particuliers.

Son état de santé s'est dégradé peu de temps après sa vaccination, nécessitant une hospitalisation au CHU de Toulouse. Elle est décédée le 29 mars d'une thrombose au cerveau.

Les proches de la trentenaire ont choisi Me Etienne Boittin pour les représenter. Cette qualification peut "évoluer au gré des éléments du dossier", a-t-il précisé.

L'avocat demande que soit réalisée une expertise médico-légale "de façon à ce qu'on puisse avoir des réponses et que toute la lumière soit faite sur la cause du décès et le lien éventuel entre ce décès et l'injection d'AstraZeneca".

La défiance est toujours forte. Mais elle rappelle également que l'Agence européenne du médicament (EMA) confirme la balance bénéfice/risque positive de la vaccination avec AstraZeneca dans la prévention du Covid-19. Depuis le début de la vaccination, ce sont "douze cas, dont quatre décès au total" de ces thromboses rares qui sont survenus en France, indique l'Agence du médicament (ANSM). Parmi les pistes évoquées, les chercheurs du collectif relèvent: "Une des hypothèses liant le vaccin à la survenue de thrombose grave pourrait être une injection intraveineuse accidentelle qui, en présence de facteurs non intégralement identifiés, engendrerait une réaction immunitaire discordante avec activation des plaquettes, potentiellement associé à un effet NET ou à une diminution du taux d'ACE2 à la surface des cellules endothéliales, conduisant à un sur-risque thrombotique ". Pour rappel, le vaccin développé par le laboratoire suédo-britannique et l'université d'Oxford avait été suspendu le 15 mars par plusieurs pays européens, après le signalement de cas de caillots sanguins, parfois mortels.

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