Calais : plus de 500 doses de vaccins AstraZeneca inutilisées faute de volontaires

Vaccin | Le Canada reçoit 2,2 millions de doses cette semaine

"Plus qu'un vent de panique" : le vaccin AstraZeneca boudé dans le nord de la France

Ce samedi 4 avril, un centre de vaccination calaisien disposait de 750 doses du vaccin AstraZeneca. Les 550 doses d'AstraZeneca restantes seront malgré tout administrées la semaine prochaine.

Publiée dans une revue scientifique, l'étude allemande éclaire sur le sujet des cas de thromboses dont le lien avec la vaccination à l'AstraZeneca n'avait jusqu'ici pas été établi.

"Même si l'on peut lire ou entendre que le bénéfice est supérieur au risque, les gros titres évoquent surtout les quelques morts avec l'AstraZeneca". "Cela fait huit jours que cela a commencé et vendredi (lorsque le régulateur britannique du médicament a indiqué avoir identifié 30 cas de caillots sanguins chez des personnes ayant reçu ce vaccin, NDLR), c'était le coup de grâce" a résumé l'élue. Parallèlement, des vaccins seront assurés par le secteur privé, notamment le russe Spoutnik V et le chinois Sinopharm. Désormais, le vaccin AstraZeneca/Oxford est administré aux personnes âgées entre 55 et 64 ans, aux fonctionnaires dans les ministères, les administrations et les municipalités, aux personnes à besoins spécifiques, aux employés des centres de soins, des maisons de retraite, des prisons, ainsi qu'aux personnes âgées de 16 à 54 ans souffrant de maladies chroniques.

Cette réticence est liée, selon Natacha Bouchart, la maire de Calais, à "la mauvaise publicité" faite au vaccin AstraZeneca depuis son autorisation. D'après nos confrères, à peine la moitié des doses ont été injectées, soient 186 sur les 350 disponibles.

"Nous devons faire attention aux craintes des Français", a-t-il noté, tout en soulignant que la vaccination constituait "le meilleur rempart contre ce virus qui tue tous les jours". 600 000 doses seront envoyées en France. "Il est évident que tous les vaccins validés par les instances européennes et françaises sont des bons vaccins", a affirmé le ministre de l'Intérieur. "Il y a sans doute encore de la pédagogie à faire sur ce vaccin pour qu'il puisse être considéré comme les autres par une partie de la population", a-t-il ajouté, reconnaissant "une ou deux situations un peu compliquées" durant ce week-end de Pâques.

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