Vosges : Mia, enlevée à sa grand-mère, toujours introuvable

Gendarmerie

Ajouter aux favoris iStock Claudia Nass

Âgés de 23 à 60 ans et sans antécédents judiciaires, ces quatre hommes ont été arrêtés à Paris, en Seine-et-Marne, aux Lilas (Seine-Saint-Denis) et en Meurthe-et-Moselle.

Les trois hommes, interpellés jeudi en région parisienne et actuellement en garde à vue, ont confirmé aux enquêteurs que la mère de Mia, 8 ans, disparue depuis mardi, était bien à l'origine du projet d'enlèvement de sa fille. Compte tenu des investigations déjà réalisées et la proximité des Vosges avec l'Allemagne, la Suisse et la Belgique, " il n'est pas à exclure que (Mia et sa mère) aient pu quitter le territoire national", a prévenu le procureur. Sur ces papiers, on retrouve tous les éléments de ce scénario soigneusement préparé: se présenter chez la grand-mère de l'enfant, se faire passer pour des agents de la protection judiciaire de la jeunesse, prétexter un soi-disant rendez-vous avec les services sociaux... Les suspects ont attiré l'attention d'un premier témoin car ils effectuaient des échanges de véhicules. Ainsi, ils étaient "suivis par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en raison de leur appartenance" à cette mouvance, et ils seraient "jugés potentiellement dangereux". Le premier est un homme de 58 ans. Selon le procureur d'Épinal, il a reconnu avoir participé à l'enlèvement, avec "fierté ".

Sa mère, Lola Montemaggi, est âgée de 28 ans, 1,70 m, très mince, cheveux châtain clair mi-longs, deux tatouages 'étoiles' à l'intérieur d'un poignet. "Le procureur affirme ainsi qu'un des suspects se disait " dissident " et " résistant à la barbarie de ce système ". Pour autant, son profil est alarmant puisque c'est à son domicile que "des éléments susceptibles d'entrer dans la composition d'explosifs ont été découverts", selon les dires du procureur. Ce volet de l'enquête est entre les mains du parquet national anti-terroriste (Pnat). Ce mouvement hétéroclite rassemble aussi des adeptes de techniques de survie en milieu naturel que des adeptes de théories prévoyant un effondrement de notre civilisation auquel il faut se préparer. Ils se rapprochent ainsi des théories de QAnon, une mouvance conspirationniste d'extrême droite en provenance des Etats-Unis. "Le survivalisme est une forme de boîte à outils, chaque idéologie peut venir puiser ce dont elle a besoin ", ajoutait-il.

La mère de la fillette aurait contacté les suspects sur internet, pour récupérer sa fille dont elle n'a plus la garde. Dans une note remise au gouvernement et consultée mercredi 24 février par l'AFP, l'organisme a évoqué les survivalistes parmi les nouvelles tendances de dérives sectaires. Ces dernières restent introuvables pour l'heure.

Dernières nouvelles