L’UE sanctionnera la Russie en cas de décès, dit Le Drian — Navalny

Poutine menace l'Occident de représailles en cas de franchissement des

Russie : les partisans de l'opposant Alexeï Navalny appellent à des manifestations

Cette mise en garde de la France à Moscou intervient alors que la santé de Navalny inquiète ses alliés.

La ligne rouge sera définie par la Russie dans chacun des dossiers, a-t-il ajouté, en point d'orgue d'un discours de 78 minutes dominé par la réponse de Moscou à la crise sanitaire due au nouveau coronavirus et aux difficultés économiques qui en ont résulté.

Entre le Kremlin de Vladimir Poutine et l'opposition d'Alexeï Navalny, le bras de fer a tourné court mercredi.

La Russie, du fait du conflit en Ukraine, de la répression de l'opposition, d'accusations de cyberattaques et d'ingérences est sous le coup de multiples sanctions occidentales.

Mais le seul dossier international précis abordé par le président russe a été celui d'une tentative de "coup d'État et d'assassinat du président du Bélarus", dénoncée le week-end dernier par les services de sécurité des deux pays qui y ont vu la main d'opposants soutenus par les Etats-Unis. M. Poutine a promis d'"assurer la croissance des revenus des citoyens" en berne depuis des années, sous l'effet des sanctions et désormais aussi de la pandémie. Le militant anti-corruption, qui a cessé de s'alimenter il y a trois semaines, a été transféré dans une unité carcérale hospitalière située dans la même région que le camp où il est emprisonné depuis début mars.

Les Occidentaux réclament sa libération et la vérité sur son empoisonnement en août 2020 et dans lequel les services secrets seraient impliqués.

Malgré l'interdit, des manifestations ont eu lieu dans des dizaines de villes russes mercredi.

"Je ne pense pas que cette action puisse sauver Navalny, il faudrait au moins 200 ou 300.000 personnes dans la rue".

"C'est un combat pour l'avenir", estimait pour sa part Andreï Zamiatine, un entrepreneur de 51 ans: "Navalny veut changer le système et il est puni pour cela".

Si Navalny meurt en prison, "nous prendrons les sanctions nécessaires et on mettra la responsabilité de ce drame sur M. Poutine et les autorités russes", a dit le ministre français des Affaires étrangères sur France 2 ce jeudi 21 avril. La semaine prochaine, un tribunal moscovite doit commencer l'examen d'une demande du Parquet visant à classer comme "extrémistes" les organisations liées à l'opposant, ce qui exposerait tous leurs militants à de longues peines de prison.

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