Pourquoi le conflit s'est déplacé à Gaza — Tensions à Jérusalem

Des salves de roquettes tirées depuis Gaza vers Israël

Nouveaux affrontements à Jérusalem : au moins 20 morts à Gaza lors de frappes aériennes

Après des semaines de tensions dans les rues de Jérusalem-Est, les roquettes volent depuis lundi soir entre la bande de Gaza et le territoire israélien.

La branche armée du Hamas a affirmé avoir lancé 130 roquettes en direction de la métropole de Tel-Aviv en représailles à la destruction, plus tôt dans la soirée, par l'aviation israélienne d'un édifice d'une douzaine d'étages à Gaza, dans lequel des cadres du mouvement avaient leurs bureaux.

La communauté internationale a appelé au calme face à la pire flambée de violence depuis des années entre le Hamas et l'État hébreu, déclenchée à la suite de heurts à Jérusalem-Est occupée. L'armée israélienne a fait état de la mort de 15 membres du Hamas et du djihad islamique, un autre groupe armé. Le Soudan, quant à lui, a qualifié les mesures prises contre les Palestiniens à Jérusalem de " répression " et d'" action coercitive ". le Soudant a en outre, exhorté le gouvernement israélien à " s'abstenir de prendre des mesures unilatérales diminuant les chances d'une reprise des négociations de paix ".

D'après des témoins, plusieurs missiles se sont abattus sur le bâtiment du centre-ville de Gaza. Cette escalade se dirige vers une guerre à grande échelle. "Si (Israël) veut une escalade, la résistance est prête et si (Israël) veut arrêter nous sommes prêts aussi", a déclaré mardi soir Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, dans une allocution télévisée.

Concernant les affrontements sur l'esplanade des Mosquées, le porte-parole a estimé que les forces de l'ordre israéliennes n'ont "clairement pas respecté ces derniers jours" leur obligation de répondre de façon proportionnée et de garantir de droit de se réunir pacifiquement.

Les violences se sont étendues mardi soir à plusieurs localités arabes israéliennes. Les autorités ont annoncé y envoyer des renforts. La première réunion lundi, demandée par Tunis, s'était soldée sans aucune déclaration commune du Conseil en raison de réticences des Etats-Unis à adopter un texte "à ce stade".

Des sources diplomatiques avaient affirmé lundi à l'AFP que l'ONU, avec l'aide du Qatar et de l'Égypte, avait amorcé une médiation auprès des parties " concernées " afin d'obtenir une désescalade.

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