Que se passe-t-il actuellement à Jérusalem et Gaza — Conflit israélo-palestinien

Des soldats israëliens ont pénétré dans la bande de Gaza

Israël masse des soldats près de Gaza, peine à calmer les émeutes sur son sol

D'après le dernier bilan communiqué par le Hamas, 83 personnes, dont 17 enfants, ont été tuées en trois nuits de frappes israéliennes dans la bande de Gaza.

Le Hamas avait lancé lundi une première salve de roquettes vers Israël en guise de "solidarité" avec les centaines de Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne sur l'Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme situé à Jérusalem-Est, portion de la ville sainte illégalement occupée et annexée par par Israël selon le droit international. En dépit des appels à la désescalade de la communauté internationale et des efforts diplomatiques pour mettre un terme à la spirale de la violence, des centaines de roquettes ont à nouveau été tirées dans la nuit vers Israël depuis la bande de Gaza, où les frappes de l'armée israélienne ont continué.

Depuis lundi 10 mai, Israël et le Hamas s'affrontent à coups de tirs de roquettes et de frappes aériennes, faisant des victimes des deux côtés.

L'armée israélienne a multiplié les bombardements "pour infliger des dommages sévères aux tunnels " qui permettent aux combattants et dirigeants du Hamas, qui a tiré des centaines de roquettes vers Israël, de circuler à travers la bande de Gaza à l'abri des caméras de l'Etat hébreu, voire de traverser côté israélien pour tenter par exemple d'y prendre des otages, a-t-elle indiqué.

Les tensions ont émergé la semaine dernière à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis 1967, où des familles palestiniennes d'un quartier de la Ville sainte ont été menacées d'expulsion au profit de colons juifs. Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a déclaré que la violence se situait à un niveau jamais atteint depuis des décennies. Face à l'intensification des combats, une troisième réunion du Conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir vendredi.

"On n'a pas vu des affrontements et des manifestations (de cette ampleur) depuis la deuxième Intifada", le soulèvement palestinien contre Israël de 2000 à 2005 en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis plus de 50 ans par l'armée israélienne, a déclaré à l'AFP un responsable de sécurité palestinien. Près de 1.000 membres de la police ont été appelés en renfort et plus de 450 personnes, Juifs et Arabes, ont été arrêtées au total dont 52 vendredi. Mercredi soir, des émeutes sont également survenues dans de nombreuses villes en Israël, notamment Lod, Acre et Haïfa, où des militants d'extrême droite ont manifesté entraînant des heurts avec les forces de l'ordre, et parfois des Arabes israéliens. Les Etats-Unis, qui avaient bloqué la session de vendredi et envisagé une réunion en début de semaine prochaine, ont accepté qu'elle soit avancée à dimanche. Lors des deux dernières rencontres, Washington a jugé que l'adoption d'une déclaration commune était "contre-productive" à ce stade des combats.

"Nous ne tolérerons pas l'anarchie", a prévenu jeudi M. Netanyahu. "Nous soutenons la police de faire usage de leurs pleins pouvoirs".

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