Climat : le plus gros iceberg du monde se détache de l'Antarctique

Le plus gros iceberg existant se détache de l'Antarctique

Image fournie par l'ESA montrant l'iceberg baptisé A-76 le 9 mars 2021 avant son détachement de la banquise de Ronne en Antarctique

Un iceberg d'une superficie de 4.320 km2 s'est désolidarisé de la plateforme antarctique de Filchner-Ronne et dérive désormais dans la mer de Weddell, dans l'océan Atlantique, annonce l'Agence spatiale européenne (ESA).

En février dernier déjà, un iceberg de la taille des agglomérations de Paris ou Londres s'était détaché de l'Antarctique, non loin d'une station de recherches britannique. Cela aurait débuté le 13 mai de la barrière de Ronne, selon le Centre national américain sur les glaces.

Avec une surface de 4 320 km2, cet iceberg est le plus gros du monde. Selon l'Agence spatiale européenne, jusqu'à A-76, le plus gros iceberg était le A-23A, un iceberg de 3 380 km2 dérivant dans la mer de Weddell.

Cet iceberg A 76 se trouve au nord du glacier de Thwaites, au pôle Sud. Il n'est pas rare que des icebergs se détachent ainsi.

La formation des icebergs est un processus naturel que le réchauffement de l'air et des océans contribue cependant à accélérer, selon les scientifiques.

Alors que des scientifiques continuent à mettre en garde contre les conséquences du réchauffement climatique pour les glaciers de l'Antarctique, un gigantesque morceau s'est détaché d'une barrière de glace située dans l'ouest du continent.

Dans une étude publiée mercredi dans la revue Geology, des chercheurs se sont penchés sur la barrière de Larsen, la plus grande de la péninsule antarctique, qui était stable depuis 10 000 ans, mais qui a subi ces 25 dernières années une série d'effondrements, avec notamment la désintégration en 2002 de la barrière Larsen B.

La planète s'est réchauffée de plus de 1°C depuis l'ère pré-industrielle en raison de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre provoquées par les activités humaines.

" La désintégration régulière de barrières de glace sur la côte est de la péninsule antarctique est liée au réchauffement de l'atmosphère vers le sud ces 50 dernières années", a commenté dans un communiqué le BAS, qui participait à l'étude.

Ce n'est pas la première fois que des blocs de banquise se détachent en Antarctique.

" Dans le même temps, les courants océaniques chauds se sont accentués, affaiblissant les barrières de glace par en dessous", a-t-il ajouté.

Les icebergs sont traditionnellement baptisés par une lettre correspondant à la partie de l'Antarctique où ils sont originellement détectés, suivie d'un numéro.

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