Radicalisation dans l'armée belge | Un militaire antivaccin jugé dangereux toujours introuvable

La chasse à l’homme pour retrouver Jurgen Conings 46 ans continue la Ministre de la Défense Ludivine Dedonder placée sous haute surveillance

Recherche du militaire fugitif Jurgen Conings : Ludivine Dedonder placée sous haute protection

Un blindé de l'armée belge arrivant à l'entrée du parc national Hoge Kempen, en Belgique, durant des recherches visant à capturer le Belge Jurgen Conings, un soldat qui a disparu après avoir menacé un virologue favorable aux vaccins anti-COVID-19.

Il pourrait s'être retranché dans le parc national de la Haute Campine, vaste espace de 12.000 hectares de forêts et de landes, où depuis mercredi quelque 300 policiers et militaires ont été déployés pour le traquer, selon les médias belges.

Selon la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), Jürgen Conings, a été, partir de 2019, progressivement repéré par le Service général de Renseignement et de Sécurité (SGRS, les renseignements militaires), notamment pour sa proximité avec des mouvements d'extrême droite.

Une enquête interne a été lancée au sein de la Défense pour mettre en évidences d'éventuelles "lacunes" dans le fonctionnement de ses services dans le cadre de l'affaire de Jürgen Conings, ce militaire soupçonné de sympathies d'extrême droite, a affirmé jeudi soir le "patron" de l'armée, l'amiral Michel Hofman.

Jurgen Conings, soupçonné d'avoir volé des armes lourdes dans la base militaire où il est instructeur, semble déterminé à s'en prendre à des représentants de l'Etat belge et à des personnalités, d'après des écrits retrouvés par les enquêteurs. "Les recherches se sont poursuivies toute la nuit", a simplement indiqué jeudi matin Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral. L'homme, réputé proche de l'extrême droite, a émis des menaces contre l'État et un des virologues les plus en vue du pays. Des médias ont aussi évoqué des mots d'adieu dans un courriel, laissant entendre qu'il souhaitait mourir après une action violente. Il a été emmené avec sa famille dans un lieu tenu secret afin d'y être protégé.

La police néerlandaise a par ailleurs confirmé auprès de l'agence Belga que des unités spéciales se tiennent prêtes à intervenir aux Pays-Bas au cas où le fugitif tenterait de passer la frontière.

Il s'agit notamment du secteur boisé le plus proche du lieu de découverte de sa voiture et d'une autre zone où des coups de feu auraient été entendus mardi, selon une source proche du dossier.

Mais il est " probablement encore en possession d'un armement plus léger " et reste donc potentiellement dangereux, avait précisé le parquet fédéral mercredi.

Pour la même raison, il est également fiché par l'OCAM, l'organisme belge d'analyse de la menace terroriste, depuis trois mois, a précisé jeudi Alexander De Croo.

Dernières nouvelles