Macron giflé, deux hommes de 28 ans interpellés: ce que l'on sait

Emmanuel Macron a repris un bain de foule à Valence en soirée

Emmanuel Macron a repris un bain de foule à Valence en soirée. AFP POOL- PHILIPPE DESMAZES POOL

La vidéo, diffusée sur Twitter, montre le Président de la République s'approcher d'un groupe de personnes derrière des barrières. "Saint-Denis!" renvoie clairement à la mouvance royaliste.

Le président de la République s'est exprimé sur les faits auprès du Dauphiné, un interview qui avait été programmé en amont pour sa visite dans la Drôme. "Il est allé à leur rencontre et c'est là que l'incident s'est produit ". Après son déplacement dans un lycée hôtelier à Tain-l'Hermitage, où il a reçu cette gifle, le Président s'est rendu à Valence pour visiter un restaurant.

" En République, il y a la liberté d'expression, de controverse, la liberté de vote, et le pluralisme démocratique qui fait qu'on peut se séparer des gens à qui on donne mandat de manière régulière et qui votent les lois pour vous ", poursuit le chef de l'État. Selon nos informations des vérifications sont en cours pour confirmer que les deux suspects ont bien participé un peu plus tôt à une petite manifestation de Gilets Jaunes à Valence.

"L'homme qui a tenté de gifler le président et un autre individu sont actuellement entendus par la brigade de gendarmerie de Tain-L'Hermitage", indique-t-elle.

Selon BFMTV, les individus ont été placés en garde à vue pour violence volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique.

Les réactions de soutien politique n'ont pas tardé à abonder, au sein de l'exécutif mais aussi de l'opposition.

Le Premier ministre Jean Castex en a appelé mardi devant les députés "à un sursaut républicain". "J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie", a déclaré Jean Castex.

" C'est déplorable, a regretté la ministre Brigitte Bourguignon. Dans un débat, on a le droit à tout, sauf à la violence". J'espère que ce sera condamné par toute la classe politique. "Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l'acte?", a-t-il écrit mardi sur Twitter.

"La chef du parti d'extrême droite Marine Le Pen, qui se présente comme " la première opposante " à M. Macron, a dénoncé un " geste inadmissible et profondément condamnable dans une démocratie ", tandis que le responsable de droite Xavier Bertrand a condamné un " geste inacceptable ". ", a-t-il écrit, en référence à la polémique créée hier par ses propos sur les attentats et la présidentielle. Je suis solidaire du président", a tweeté Jean-Luc Mélenchon.

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