Face à la Chine, Joe Biden a-t-il encore besoin de l'Europe?

Le président américain Joe Biden rencontrera Ursula von der Leyen et Charles Michel le 15 juin

Le président américain Joe Biden rencontrera Ursula von der Leyen et Charles Michel le 15 juin- Crédits: US Department of State

Pandémie oblige, le président des États-Unis, Joe Biden, entame cette semaine sa première visite officielle à l'étranger depuis son arrivée à la Maison Blanche.

À ce programme extrêmement chargé s'ajouteront des réunions bilatérales avec les chefs d'États français Emmanuel Macron et turc Recep Tayyip Erdogan; sans oublier un crochet par le château de Windsor, dimanche après-midi, pour une visite à la reine d'Angleterre Élisabeth II. "Ce déplacement vise à concrétiser l'engagement renouvelé de l'Amérique envers ses alliés", écrit Joe Biden dans une tribune publiée par le Washington Post.

Après les années de saccage unilatéraliste du président Trump, ce rétablissement du lien transatlantique doit marquer le retour des États-Unis sur la scène internationale et la volonté de Washington de reprendre le leadership des démocraties libérales face au contre modèle autoritaire poussé par la Chine et la Russie à l'international, notamment dans le système des Nations Unies.

Vivement critiquée pour avoir tardé à partager ses vaccins contre le Covid-19 avec le reste du monde, la Maison Blanche tente désormais se poser en leader sur ce dossier. Il ira ensuite à Bruxelles, pour un sommet de l'Otan et enfin à Genève, en Suisse, pour une première rencontre physique très attendue avec Vladimir Poutine. Pour le financement, Joe Biden évoque une réforme fiscale incluant notamment une hausse de l'impôt sur les sociétés et sur les revenus des plus aisés ainsi qu'une taxation minimale mondiale des multinationales. Seul objectif avancé: rendre les relations entre les deux pays plus "stables et prévisibles". "Il connait certains de ces dirigeants, dont le président Poutine, depuis des décennies". Ukraine, Bélarus, sort de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, cyberattaques, ou encore les tentatives d'ingérence du Kremlin dans les deux présidentielles de 2016 et de 2020: les discussions s'annoncent âpres et difficiles. "Le problème est que Poutine ne veut pas nécessairement une relation plus stable et plus prévisible", résume le diplomate américain Alexander Vershbow, ancien numéro 2 de l'Alliance atlantique.

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