L'homme qui a giflé Emmanuel Macron est condamné à la prison

Damien Tarel condamné à 4 mois de prison ferme pour sa gifle à Emmanuel Macron

L'homme qui a giflé Macron condamné à 18 mois de prison, dont 4 ferme

Il a été condamné à dix-huit mois de prison dont quatre ferme (les 14 autres sont assortis de sursis). Ils sont "tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignement ".

Cette gifle, "parfaitement inadmissible ", est un "acte de violence délibérée ", a soutenu le représentant du ministère public face au prévenu. Ils sont membres d'associations de leur commune "en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l'univers mangas", a rappelé le magistrat.

Damien Tarel a reconnu son ancrage à la droite du spectre politique, assurant que son cri Montjoie Saint-Denis prononcé avant sa gifle fait référence au cri de ralliement historique des chevaliers français. C'est aussi un slogan patriote, a-t-il dit devant le tribunal. Sans emploi et vivant d'aides sociales, il n'a plus retravaillé depuis la mort de son père, il y a deux ans. "Il ne réitérera pas les faits, j'en suis sûre", a affirmé pour sa part l'avocate de Damien Tarel.

Avant les réquisitions, l'interrogatoire de Damien Tarel avait pris un tour politique envers le chef de l'Etat: il a estimé qu'Emmanuel Macron symbolisait la "déchéance " de la France et que son geste, "regrettable " et asséné sous le coup de l'impulsivité, visait à mettre en exergue le sentiment d'"injustice " des "gilets jaunes ", mouvement social né en France à l'automne 2018, qui ne sont pas "écoutés ".

Dans ce contexte, il a indiqué ne pas sentir que la société soit dans l'état dans lequel elle se trouvait lors des moments de très fortes tensions qu'il a eu à connaître depuis le début du quinquennat, comme la crise des gilets jaunes.

Il faut relativiser et ne rien banaliser, mais ce n'est pas grave de recevoir une gifle quand on va vers une foule, a-t-il ajouté. "Il n'y a pas d'ITT (incapacité temporaire totale) mais il y a un acte violent ", a ajouté le magistrat, soulignant que le président "n'a pas souhaité voir un médecin ".

L'agression a été condamnée par la quasi-totalité des politiciens, tandis qu'Emmanuel Macron s'est déclaré convaincu qu'il s'agissait de faits "isolés" de la part d'"individus ultraviolents".

Emmanuel Macron a toutefois insisté sur le caractère "isolé" de cet acte. "Ce que je sens plutôt dans le pays, c'est de l'optimisme, le retour à la vie et au travail et pour moi, c'est cela qui est important".

À un moment, la question de mon avenir personnel se posera et j'apporterai une réponse en toute franchise, a-t-il promis.

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