Ebrahim Raïssi, un ultra-conservateur proche du Guide suprême élu président — Iran

PRESS Des partisans du candidat Abdolnaser Hemmati sont sortis mardi dans les rues de Téhéran

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Sans surprise, M. Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire âgé de 60 ans, s'est imposé dès le premier tour face à trois autres candidats après une campagne électorale terne sur fond de mécontentement général face à la crise économique et sociale.

Les chiffres de la commission permettent néanmoins d'extrapoler un taux de participation supérieur à 53%.

Le guide suprême Ali Khamenei, qui avait exhorté ses compatriotes à faire preuve d'une participation "massive" et "révolutionnaire", a estimé samedi que le "grand vainqueur" des élections était "la nation iranienne car elle s'est levée une fois de plus contre la propagande des médias mercenaires de l'ennemi".

Après le modéré Rohani, l'Iran a élu un ultraconservateur à la tête du pays.

Selon les médias d'Etat, le dépouillement est encore en cours en début de matinée.

La solution passe a priori par la levée des sanctions américaines demandées par l'Iran en échange du retour de Téhéran à l'application pleine et entière de l'accord, la République islamique ayant abandonné en riposte au blocus américain la plupart des garde-fous limitant ses activités nucléaires qu'il avait acceptés à Vienne.

Sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram et sur Twitter, les candidats à la présidentielle, le député Amirhossein Ghazizadeh-Hachémi, l'ex-commandant en chef des Gardiens de la Révolution Mohsen Rézaï et l'ancien président de la Banque centrale Abdolnasser Hemmati, ont eux aussi reconnu la victoire du Chef de l'Autorité judiciaire.

Le taux de participation s'est établi à 48,8%, a précisé le ministre, soit la plus faible mobilisation enregistrée pour un scrutin présidentiel depuis l'instauration de la République islamique en 1979. Ebraim Raïssi possède ce titre religieux chiite tout comme le président sortant Hassan Rohani auquel il va donc succéder. Pour sa campagne, il a promis de mener une " lutte incessante contre la pauvreté et la corruption ".

En décembre et janvier 2017-2018 et en novembre 2019, deux vagues de contestation ont été violemment réprimées.

M. Raïssi figure sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains".

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